La réalité virtuelle nous fait voyager dans le temps

Jeudi 18 mai 2017

Au salon Innovatives SHS de Marseille (17-18 mai 2017) deux projets d’exploration virtuelle du passé étaient présents : Bretez II et les Graffitis du château de Selles.

 

Le projet Bretez II a pour finalité la restitution d’un quartier de Paris au XVIIIe siècle. Grâce à une animation conçue et articulée autour du sonore, Bretez II propose une maquette en 5D ajoutant à la 3D classique le déplacement à la première personne et la prise en compte de la dimension sensible.
Ce projet de coopération scientifique ambitieux et novateur est réellement interdisciplinaire et conjugue les sciences humaines et les sciences de l’ingénieur (humanités numériques).
Né et développé au sein de l’ISH de Lyon, il a pour objectif la valorisation du patrimoine par sa restitution numérique virtuelle. Mais la finalité est aussi d’ouvrir cette recherche à un large public en l’accompagnant dans sa découverte d’un environnement urbain rarement abordé par le multimédia (Paris, dans le cadre de Bretez) et ce, grâce à la dimension sensible du projet.

 
 

Le projet des graffitis du château de Selles, mené par l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion (laboratoire associé à la MESHS de Lille Nord de France)vient de voir le jour et laisse promettre de grande choses !
Historiens de l’art, archéologues, médiateurs et informaticiens s’unissent afin d’offrir une exploration virtuelle d’un des plus grands ensembles de graffitis et gravures pariétales connus en Europe. Autour de ce « Lascaux des graffitis », le projet se propose de créer un outil d’immersion d’une ampleur inédite. Il permettra de développer un ensemble contenus/interactivité/dispositif de présentation qui trouvera à terme sa place dans un espace d’exposition.
Le Château de Selles (à Cambri), est un château médiéval (XIe siècle) qui a subi de nombreuses transformations. A l’intérieur de ce château, du XIIIe jusqu’à XVe siècle, des prisonniers ont été enfermés et ont gravé les murs durant leurs années d’emprisonnement.
Malheureusement des travaux menés dans les années 80 ont complètement détruit ces graffitis rendus très friables par la composition des murs de roche calcaire.
Les chercheurs ont numérisé tous les graffitis (environ 2000) qui seront présentées dans un plaquette virtuelle en 2018 ; chaque graffiti sera relié à sa traduction, qui est en train d’être réalisée par des spécialistes de langue ancienne.
Quelques graffitis racontent l’histoire des prisonniers et leur emprisonnement et parfois leur innocence resté gravée sur les murs : autant d’histoires à découvrir…