Plates-formes universitaires de données et plates-formes DATA : quelles synergies ?

Vendredi 16 décembre 2016
Type
Plates-formes
Plateforme
Data

La lettre n°10 de décembre 2016 de la TGIR PROGEDO revient sur les synergies entre les plates-formes universitaires de de données et les plates-formes DATA. Retrouver ci-dessous l'article consacré à cette question, et sur le site de PROGEDO l'intégralité de la lettre de décembre.
 

Les Plates-formes Universitaires de Données (PUD) sont un élément essentiel de l’ancrage de PROGEDO au niveau régional.  De nouveaux objets  apparaissent dans le paysage des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH) au côté des PUD: les plates-formes Data. Quels rapports entre les deux ?
L’une des actions majeures de la TGIR pour développer la culture des données est la création de plates-formes universitaires de données pour aller au-devant de nouveaux publics. Les plus jeunes d’abord-jeunes chercheurs dans les écoles doctorales, jeunes enseignants-chercheurs, etc.- parce que ce sont eux qui feront la recherche des trois prochaines décennies, ainsi que toute la communauté de recherche sans distinction bien sûr pour élargir le socle des utilisateurs de données.

 

Diffuser l’information sur les enquêtes pour développer les usages

Les PUD informent le plus largement possible sur les très riches ensembles d’enquêtes documentées disponibles en France. Beaucoup de ces jeux de données d’échelle nationale sont accessibles par le portail Quetelet, mais il existe aussi des points d’accès pour les enquetes en Europe et à l’international, par exemple à l’Inter-university Consortium for Political and Social Research (ICPSR) qui dispose de plus de 9000 enquêtes internationales.
Il existe donc un grand nombre de données disponibles, documentées, qui peuvent nourrir la réflexion et la recherche. Cependant, le taux de mobilisation de ces données dans les travaux de recherche est relativement faible et l’un des premiers obstacles à une plus forte utilisation est la méconnaissance de ce potentiel en dehors d’équipes très performantes et d’utilisateurs avertis. Aussi faire savoir plus et mieux à des cercles très larges, est la première tache des PUD. En parallèle de ce rôle d’information, elles facilitent l’accès aux données pour les utilisateurs par du conseil et de l’accompagnent, ou encore au travers de l’organisation de journées d’études sur les grandes enquêtes.
Au-delà de ce cœur de mission, chaque PUD développe des activités correspondant à son milieu, aux compétences de secteurs, de disciplines et d’équipes. Sur les sites universitaires où de fortes compétences ont été développées, les PUD vont construire petit à petit des briques de compétence que la TGIR mettra en valeur au niveau national et européen. Par exemple, la plate-forme de Strasbourg s’est positionnée sur la spatialisation des données avec les équipes CNRS ayant une antériorité sur la question.
Le nombre des PUD a plus que doublé en deux ans et de nouvelles ouvriront en 2017 et 2018.

 

Une action qui s’intègre dans un cadre élargi

La mise en œuvre des PUD est menée depuis le début grâce à une étroite collaboration entre la direction de PROGEDO et le Comité directeur du réseau national des MSH (RnMSH)..pour développer de nouvelles conditions de recherche dans une perspective pluridisciplinaire.
L’infrastructure nationale que constituent les 22 MSH et leur réseau est le meilleur lieu pour offrir de la façon la plus ouverte et la plus efficace possible les services à la recherche. Ce sont des lieux de mutualisation de ces services, de pluridisciplinarité, et d’accueil des doctorants. C’est là que les nouvelles pratiques de la recherche permises par les TGIR peuvent le mieux se déployer.
Les PUD sont ainsi au cœur des universités, au plus près des utilisateurs actuels et de ceux qu’il faut acculturer à l’usage des données.
Le RnMSH a engagé depuis deux ans la labellisation et la mise en réseau de ses plates-formes d’ingénierie et de moyens en différents domaines existant dans les MSH.Elles ont été regroupées en différents champs d’action, nommés  pour les rendre visibles : spatio, scripto, data, cogito, visio.
Pour Data, le domaine des données, la plupart des plates-formes sont les PUD que la TGIR et les MSH de Lille, Caen, Lyon, Nantes, Dijon, Strasbourg ont déjà ouvertes, et qui sont en préparation à Aix-Marseille (début 2017), Toulouse, Grenoble, Saclay. Ces ouvertures résultent d’un travail commun avec chaque direction de MSH et d’une labellisation par la TGIR.
Dans cette cartographie des équipements des MSH, il existe des données qui touchent à d’autres domaines que les données d’enquêtes et donc des plates-formes Data extérieures au champ des PUD, mais pour l’heure, la très grande majorité des plates-formes couvertes par la dénomination DATA sont des PUD.
Dans cette dynamique d’ordonnancement, la superposition de noms (PUD et DATA) n’est aucunement  un accaparement de quoi que ce soit, ou l’expression d’une concurrence ; tout au contraire, elle exprime la co-construction par PROGEDO et les MSH, d’outils pour la recherche afin de stimuler l’usage et la culture des données auprès du plus large public possible.

  • Martine Benoit, directrice de la MSH de Lille, la MESH, a accepté la charge de coordonner les plates-formes Data pour le RnMSH, elle rejoint ainsi l’équipe d’animation de la direction de PROGEDO pour participer à l’animation du réseau des PUD. PROGEDO et le réseau des MSH cherchent de cette façon à impulser la meilleure dynamique possible pour entraîner les plus larges possibles cercles vers la culture des données.