Une coopération interinstitutionnelle
Dans un article daté du 19 mai, "Social networking gets medieval", la revue Nature salue le travail pluridisciplinaire mené par une équipe réunissant des chercheurs de divers organismes :
la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Toulouse,
l’Institut de Mathématiques de Toulouse,
le laboratoire FRAMESPA , France méridionale et Espagne : histoire des sociétés du Moyen Âge à l’époque contemporaine, (UT2/CNRS)
l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT)
et le Laboratoire d’Informatique de Nantes Atlantique (LINA, CNRS).
Cette étroite collaboration permet de mieux appréhender les réseaux de sociabilités des paysans dans la Châtellenie de Castelnau-Montratier, du XIIIe au XVIIe siècles.
L’étude de ces réseaux permet de comprendre la structuration de la sociabilité paysanne : comment se nouent les alliances ? quelle est l’évolution d’un groupe familial dans son assise foncière ? Quelles sont les communautés qui émergent ? etc.
Une coopération interdisciplinaire
Trois disciplines interagissent dans l’étude de ces réseaux sociaux : l’histoire et l’archéologie, les mathématiques et l’informatique.
Les problématiques posées pour les mathématiciens concernent l’étude et la comparaison de grands réseaux. Ces réseaux sont modélisés sous forme de graphes, plusieurs approches peuvent être étudiées : les outils statistiques (analyse des données, apprentissage) ou des outils algébriques (étudier les éléments spectraux de matrices associées au graphe).
Voir le site de Graph-Comp.
Lire l’article de Nature.