« Les femmes criminelles : éternelles coupables, de l’Antiquité à nos jours »
Exposition : Du 21 janvier au 15 février 2010 dans le hall de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine
Rencontre interdisciplinaire et transchronologique : Vendredi 22 janvier de 9h à 17h à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (salle Jean Borde)
L’exposition « Les femmes criminelles : éternelles coupables, de l’Antiquité à nos jours », réalisée à l’initiative d’historiens, d’historiens de l’art, de juristes, de plasticiens et de politistes, est le résultat d’une confrontation d’approches disciplinaires diverses sur un objet singulier : la représentation du crime féminin. Les femmes criminelles sont, depuis l’Antiquité, représentées sous la forme de personnages aux comportements outrés, sans doute parce que le crime les fait sortir du rôle attendu qui doit être le leur : celui de mère, d’épouse et, de façon générale, de porteuse de paix et de fécondité. La représentation des femmes criminelles illustre donc l’histoire d’une transgression des normes, mais aussi des rapports implicites entre le masculin et le féminin. Une rencontre sera organisée autour de cette exposition le vendredi 22 janvier, de 9h à 17h, à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (salle Jean Borde). Des chercheurs des universités bordelaises (Bordeaux 2, Bordeaux 3 et Bordeaux 4) mais aussi de Tours et de Paris I-Sorbonne, spécialistes de différentes disciplines (histoire, science de l’information et de la communication, droit, anthropologie, littérature...) seront réunis pour tenter de comprendre comment la criminalité féminine a été culturellement forgée depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Le but sera de répondre à cette interrogation paradoxale : alors que la part des femmes dans la criminalité est restée moindre que celle des hommes et que le droit traite en principe les deux sexes à égalité, pourquoi le récit de leurs crimes les transforme-t-il si facilement en monstres ?
Programme :