Séminaire international et interdisciplinaire organisé par le Laboratoire Interdisciplinaires, Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST) UMR 5193 CNRS - Université de Toulouse 2 et Dynamiques rurales UMR MA104 CNRS - Université de Toulouse 2. Lieu : MSH Toulouse
Dans de nombreuses campagnes africaines et sud-américaines, les femmes jouent un rôle nouveau de lien avec l’économie marchande par le biais de la mise sur les marchés, notamment urbains, de produits jusqu’alors consacrés à la consommation domestique, qu’ils s’agissent de cultures qualifiées de vivrières ou de la transformation des fruits d’arbres cultivés ou sauvages. Ce passage de l’espace domestique aux transactions marchandes pose de nombreuses questions, notamment sur le rapport nouveau à l’argent des productrices et ses significations, l’éventuelle concurrence entre hommes et femmes dans la gestion des filières (les exemples concerneront l’huile d’argan et de néré) et les modalités d’accès aux ressources productives (l’arbre mais aussi le foncier).
Au-delà des activités agricoles, ce rapport à l’argent sera interrogé en prenant en compte la diversité des pratiques financières dans lesquelles les femmes s’inscrivent, notamment dans le contexte de la micro-finance. Le bousculement dans la mobilisation de la richesse brouille aujourd’hui les identités de genre et modifie les rôles et implications de chacun et chacune notamment au sein de l’espace familial de production. De nombreux contextes montrent bien que les femmes s’engagent dans des formes d’innovations discrètes qui contribuent à la stabilité économique des exploitations. Ces changements modifient également les rapports spatiaux des femmes par leur accès à une plus grande mobilité en particulier dans les liens aux mondes urbains.
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