Ses missions

Le RnMSH et ses 22 MSH constituent, depuis 2012, une infrastructure de recherche distribuée en sciences humaines et sociales inscrite parmi les 99 infrastructures reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Plusieurs textes de référenceet publications cadrent l’action des MSH et du RnMSH. Le premier d’entre eux est la Charte du Réseau des MSH, actualisée en 2019 et annexée à la convention constitutive du GIS, également en cours d’actualisation.

Les actions du Réseau et des MSH sont articulées autour de quatre missions principales et tiennent compte du paysage institutionnel de chaque site.

  • Mission de déploiement-relai : les MSH doivent déployer et ancrer territorialement les dispositifs nationaux que sont (i) les Très Grandes Infrastructures de Recherche en SHS, (ii) les actions coordonnées de valorisation, (iii) les actions nationales en faveur de l’information scientifique et technique.
  • Mission de mutualisation : les MSH doivent être en mesure de proposer des services mutualisés d’appui à la recherche à l’ensemble des unités de recherche qu’elles couvrent, CNRS et universitaires. Au-delà des économies d’échelle, la mutualisation encourage des solutions hyper-compatibles qui favorisent l’échange (interopérabilité des données) et le décloisonnement.
  • Mission d’incubation : les MSH doivent s’organiser autour d’une logique de transversalité par rapport aux unités, en capacité de cristalliser des initiatives de recherche qui alimentent le cœur scientifique des unités sans pour autant se situer à l’intérieur de celui-ci. Les MSH doivent en particulier constituer des dispositifs de soutien aux projets interdisciplinaires portés par les jeunes chercheurs et organiser éventuellement les formations nécessaires.
  • Mission de fédération : deux types d’actions peuvent être envisagées. La première consiste à fédérer des unités d’un site pour un projet particulier, en vue d’atteindre un poids scientifique suffisant pour légitimer un leadership national et une visibilité internationale. La MSH exerce alors un rôle de coordinateur pour le projet dont le périmètre et les objectifs doivent être clairement précisés. La deuxième action, liée à la mise en œuvre de la politique de site, conduit à proposer que les MSH jouent un rôle important dans l’animation et la structuration de la communauté scientifique SHS du site.

Son organisation institutionnelle

Le RnMSH est un groupement d’intérêt scientifique - Gis. Sans identité juridique propre, le Gis est adossé à une unité mixte de service (UMS3603) dont les deux tutelles sont le CNRS et la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH). Trois personnels CNRS sont affectés actuellement à l’UMS :

  • La secrétaire générale, directrice de l’UMS : Myriam Danon-Szmydt, ingénieure de recherche. Elle accompagne la gouvernance du RnMSH dans la mise en place et le déploiement de sa stratégie. Elle encadre l’équipe de l’UMS, et développe les liens avec les différents partenaires.
  • L’animatrice de communautés : Chiara Chelini, ingénieure d’études. Elle anime les différentes communautés et groupes de travail, en valorise les résultats, et développe également de nombreux partenariats.
  • La gestionnaire financière : Annabelle Roubinet, assistante ingénieure, affectée à deux infrastructures de recherche RnMSH et Progedo.

Ses 22 MSH

Le Réseau national des Maisons des Sciences de l’Homme (RnMSH) fédère actuellement 22 Maisons des Sciences de l’Homme (MSH), réparties sur la quasi-totalité du territoire national. Presque toutes ont aujourd’hui un statut d’unité d’appui et de recherche (UAR).

Ses instances

Comité directeur

Le comité directeur est composé des 22 directeurs des MSH, un·e représentant·e désignée par le CNRS (Hamida Démirdache, directrice adjointe scientifique en charge des MSH au sein de l’InSHS – CNRS), un·e représentant·e désigné·e par la conférence des présidents d’université (Lise Dumasy). Ces membres siègent avec voix délibérative.

Avec voix consultative sont conviés au comité directeur :

Magali Regezza-Zitt – représentante du Mesri
Françoise Thibault - déléguée générale Alliance Athena
Jean-Pierre Gaudin – président du conseil scientifique du RnMSH
Myriam Danon-Szmydt – secrétaire générale du RnMSH et directrice de l’UMS 3603 de support au GIS

Le Comité directeur du GIS Réseau national des Maisons des Sciences de l’Homme se réunit au moins deux fois par an. Il décide du programme d’activités du GIS, adopte les rapports d’activités et financiers, nomme les membres du conseil scientifique, a une voix consultative dans l’approbation des demandes d’adhésion ou de retrait d’une MSH.

Les directeurs des MSH :

Bureau

Le bureau est composé de 6 directeurs de MSH, élus par le comité directeur. Il instruit toutes les questions soumises au comité directeur. Les membres se répartissent le suivi de l’ensemble des MSH et sont présents au sein des comités de pilotage des MSH.

Bureau : Sophie Bouffier (MMSH), Didier Breton (Misha), Pascal Buléon (MRSH), Gilles Pollet (MSH LSE), Nicolas Thély (MSH B), Jean Vigreux (MSH Dijon)

Directoire

Le directoire est composé de 3 directeurs parmi les 6 du Bureau, élus par le comité directeur. Le Directoire coordonne et anime l’activité du Gis. C’est une gouvernance collective avec une répartition des dossiers selon les compétences de chacun.

Directoire : Pascal Buléon, Gilles Pollet, Nicolas Thély

Membres du Bureau et du Directoire sont élus pour une durée de trois ans, renouvelables une fois.

Conseil scientifique

Le Conseil scientifique du GIS Réseau National des Maisons des Sciences de l’Homme est composé de 16 personnalités désignées par le comité directeur sur proposition du CNRS, du MESRI et de la CPU. Le conseil formule un avis sur les orientations générales et les priorités du GIS. Il est consulté sur le programme d’activités du GIS. Il donne son avis sur les demandes d’adhésion au réseau et apporte son soutien aux Maisons du réseau. La composition du conseil scientifique (depuis novembre 2019) est la suivante :

Afin de faciliter la mise en œuvre de la convention constitutive du GIS RnMSH, qui prévoit que le CS « apporte son soutien aux Maisons du réseau et assure le suivi des orientations mises en œuvre par chacune d’elles dans le cadre du réseau », tous les membres du Conseil scientifique du RnMSH sont correspondants d’au moins une MSH du Réseau (cf ci-dessus Trombinoscope du conseil scientifique).

Les synthèses et notes produites par le Conseil scientifique du GIS RnMSH depuis 2006, sont disponibles ici.

Comité des partenaires

Il est composé d’une tutelle représentant chaque MSH, désignée au sein du comité de pilotage de chaque MSH. Sont également présents des représentants du Mesri, du CNRS, de la CPU et de l’Alliance Athena. Son rôle : modification de la charte, nouvelle adhésion d’une MSH, nomination des membres du CS…

Ses contributeurs

  • Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) apporte annuellement une subvention au RnMSH. Ponctuellement il apporte une aide supplémentaire qui alimente soit l’appel à projets annuel, soit des opérations ponctuelles au sein des MSH. Il a également apporté son soutien pour des aides à la traduction.
  • Le CNRS, par le biais de son personnel et par l’octroi d’un budget annuel.
  • Une (ou plusieurs) tutelles(s) universitaires par MSH est membre du RnMSH. À ce titre, elle verse annuellement une cotisation au RnMSH. Des personnels universitaires font également parti des équipes des MSH.

Ses partenaires

Les MSH et leur réseau ont vocation à participer au développement des infrastructures de recherche sur le territoire et d’accélérer par là-même la transformation du milieu et la diffusion de l’innovation. Cela conduit à mettre en place au quotidien, semaines après semaines, nombre d’actions en coopération. Cette politique de partenariat ne se limite pas aux IR. Elle vaut aussi pour Athena, l’ANR, ainsi qu’une collaboration multiple et quotidienne avec l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS (InSHS).

Les IR* (infrastructures de recherche) : Huma-Num et Progedo

  • Huma-Num : les MSH sont des relais pour le déploiement des services proposés par Huma-Num. De nombreuses collaborations se nouent entre le RnMSH et Huma-Num. Quatre expérimentations territoriales sont également développées au sein des MSH.Progedo : 14 PUD (plateformes universitaires de données) sont installées actuellement au sein des MSH.
  • L’Alliance Athena : de nombreux liens existent entre le RnMSH et l’Alliance Athena. Outre la refonte de la charte des MSH effectuée en 2019 sous l’égide de l’Alliance, un colloque à l’automne 2019 sur les transformations des EA (équipes d’accueil) en UR (unité de recherche) a été coorganisé. Un ouvrage a été réédité Avenir de la recherche et Maisons des sciences de l’Homme en 2020, et un second ouvrage a été publié en 2021 Mutations des sciences humaines et sociales. Les Maisons des Sciences de l’Homme et leur réseau.
  • Le RnMSH a également contribué aux travaux de réflexion de l’ANR, avec une intégration de l’ensemble des SHS et une prise en compte de projets plus longs que trois ans dans les programmes interdisciplinaires, ainsi qu’une modification possible de la notion de recherche partenariales, plus uniquement limitée aux entreprises, mais ouvertes à d’autres acteur.
  • La conférence des présidents des universités (CPU)
  • La FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme) est également partenaire du RnMSH.

L’international

Le RnMSH développe ses collaborations à l’international, en présentant ses activités à des structures sensibles à ses priorités stratégiques et ayant des réseaux thématiques similaires. Il entretient des liens étroits avec deux MSH, en Belgique et en Tunisie : la maison des sciences humaines de l’université libre de Bruxelles (MSHULB) et la Maison MdMSH (maison du Maghreb des sciences de l’homme) de l’université de Sfax.

La MdMSH coordonne le projet européen TWINNING SfaxForward  « Cultural heritage in South Tunisia : promoting interdisciplinary and participatory sciences for an inclusive society », dans lequel la MSH ULB, la MMSH à Aix-en-Provence et la MSH Sud-Est participent également et dont la construction a été fortement impulsée par le Réseau.